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Sans les détecteurs de fumée, mes filles auraient pu être asphyxiées


Un sapeur-pompier volontaire qui a été bien malgré lui au coeur de l’actualité lorsqu’un incendie s’est déclaré dans une habitation voisine de sa maison.
(Source: La Voix du Nord)

Franck Minute a débuté comme sapeur-pompier volontaire au centre d’incendie et de secours de Frévent il y a vingt-six ans. « À l’époque, j’avais 16 ans », se souvient le Fréventin. Donc inutile de dire que des feux, il en a connu, il en a combattu. Et il y a deux semaines, il a dû faire face à un incendie qui aurait pu s’avérer dramatique pour sa famille. Nous sommes dans la nuit du 22 au 23 novembre. Dans la maison située rue d’Hesdin, tout le monde dort paisiblement. Vers 2 h 45, la fille aînée de Franck Minute est réveillée par une sonnerie. « Elle pensait que c’était son réveil pour l’école. Elle a vu l’heure, a essayé de se rendormir mais la sonnerie continuait. Elle a alors vu que sa chambre était enfumée à moitié. En fait, la sonnerie venait des détecteurs de fumée. » La jeune femme de 17 ans a le bon réflexe, va chercher sa petite soeur de 10 ans qui dormait dans la chambre à côté, va réveiller ses parents… « J’ai dit à tout le monde de sortir, je suis monté pour voir d’où venait la fumée et j’ai immédiatement appelé le 18. » À l’extérieur, la femme de Franck Minute s’aperçoit que c’est en fait la maison voisine qui est en fe

« Ce soir-là, j’étais d’astreinte, j’ai appelé la caserne pour dire qu’ils ne m’attendent pas. Ils ont bipé une autre personne. » Ni une ni deux, l’adjudant Minute prend la direction de la maison en feu. « J’ai ouvert le volet, j’ai défoncé la porte pour voir s’il y avait quelqu’un à l’intérieur. Quand j’ai vu qu’il n’y avait personne, je suis sorti, j’ai refermé la porte. Tout le rez-de-chaussée était déjà embrasé. Ensuite, j’ai commencé à jeter des marmites d’eau pour éviter que le feu ne se propage aux maisons voisines. » Rapidement, les sapeurs-pompiers fréventins sont sur place. « Ils ont fait du super boulot », note l’adjudant Minute. Quinze jours après le sinistre, il y a encore une odeur de fumée chez Franck Minute.

Pourtant, « en haut, tout a été décontaminé, désinfecté, nettoyé, poursuit le président de l’Amicale des sapeurs-pompiers de Frévent. Mais il y a vraiment eu beaucoup de fumée qui est passée par les murs et par la toiture. » Pour l’adjudant Minute, « on a vraiment eu de la chance. Chez nous, si personne n’a été intoxiqué, c’est grâce aux détecteurs de fumée. Je les avais installés dans les chambres des filles il y a quelques années. S’ils n’avaient pas été là, dix minutes plus tard, ça aurait pu être le drame. Sans les détecteurs de fumée, mes filles auraient pu être asphyxiées. »

« Ça ne coûte pratiquement rien »

Suite à cet incendie, Franck Minute voudrait sensibiliser la population à l’installation de ces fameux détecteurs. « Ça ne coûte pratiquement rien, on peut en trouver à partir de vingt euros. D’ici quelques années, les détecteurs devraient être obligatoires dans les maisons. Mais il ne faut pas attendre qu’une loi passe pour en installer… » .

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